Pendant les mois de juin-juillet, j’ai accompagné plusieurs personnes en entreprise, en transitions de carrière et coaching confrontées à situations très différentes.
Un dirigeant hésitait à réorganiser son équipe. Une salariée n’osait pas engager une reconversion. Un manager repoussait une conversation pourtant devenue nécessaire.
À chaque fois, la question semblait être : « Quelle est la bonne décision ? »
Mais, au fil des échanges, une autre question apparaissait.
Et si ce n’était pas la décision qui était difficile… mais notre relation à la décision ?
Car décider n’est jamais un simple exercice intellectuel. C’est :
- accepter de renoncer à d’autres possibilités ;
- quitter un équilibre, même inconfortable ;
- se confronter à l’incertitude ;
- accepter parfois de décevoir, d’être regardé, d’être jugé, ou simplement de ne plus pouvoir revenir en arrière.
À l’inverse, ne pas décider n’est pas une absence de choix. C’est déjà une décision. Celle de :
- maintenir la situation telle qu’elle est ;
- repousser une conversation ;
- attendre que les circonstances changent, qu’un signe apparaisse ou qu’une autre personne décide à notre place.
Pendant un temps, cela donne l’impression de préserver toutes les options. En réalité, cela en choisit déjà une : celle de l’immobilité.
Dans mes accompagnements, j’observe pourtant un phénomène récurrent. À partir du moment où une personne comprend ce qui se joue pour elle, quelque chose change.
Parfois, ce n’est pas une grande révolution. C’est un appel passé, une enquête métier enfin réalisé, un rendez-vous accepté, une limite posée, un besoin écouté, une candidature envoyée, une question que l’on ose enfin poser.
Ces gestes paraissent modestes, et pourtant, ils remettent la réalité en mouvement.
Et c’est souvent à ce moment-là que surviennent des rencontres, des opportunités ou des ouvertures qui n’étaient pas visibles auparavant. Rien de magique.
En réalité, en changeant notre manière d’être en relation avec le monde, nous n’observons plus les mêmes choses, nous ne posons plus les mêmes questions et nous devenons disponibles à ce qui existait peut-être déjà.
Bien naturellement, la décision ne garantit jamais le résultat. Cependant, elle crée les conditions pour que quelque chose puisse advenir.
À l’approche de la rentrée, je vous propose un exercice très simple. Plutôt que de vous demander ce que vous voulez accomplir dans les prochains mois, demandez-vous :
- Quelle décision est-ce que je reporte depuis plusieurs semaines… voire plusieurs mois ?
- Qu’est-ce que je protège en ne décidant pas ?
- De quoi ai-je réellement peur : de me tromper, de perdre quelque chose, du regard des autres, ou de découvrir une réalité que je préfère encore éviter ?
- Et quel premier mouvement, même minime, pourrais-je faire dès aujourd’hui ?
Les décisions dessinent nos trajectoires. Et notre manière de décider révèle souvent notre façon d’habiter l’incertitude.
Et c’est peut-être là que commence le véritable travail de clarification.
📩 Pour prolonger cette réflexion, j’ai préparé un court autodiagnostic : « Quel est votre rapport à la décision ? »
Si ce sujet vous interpelle, écrivez simplement DÉCISION en commentaire ou envoyez-moi un message sur contact@angeliki-conseils.fr. Je vous l’adresserai avec plaisir.